Fugue

Quelles sont les causes des fugues du chien ou du chat ?

Avant de chercher à éradiquer les comportements gênants et potentiellement dangereux des animaux de compagnie, il peut paraître important d’en étudier les causes. Car en réalité, les raisons des fugues peuvent être multiples. Il se peut qu’en examinant les motifs de ces fugues, la solution en découle naturellement.

La faim : facteur de fugue chez l’animal de compagnie

La faim peut être un facteur de fugue à ne pas négliger. En effet, si le poids d’un chien ou d’un chat est jugé problématique par le vétérinaire, le maître est amené à adapter ou à réduire son alimentation. C’est incontestablement une très bonne chose pour sa santé.

Cependant, sauf avis contraire du vétérinaire ou urgence, ce réajustement de nourriture doit se faire de façon tout à fait indolore pour l’animal de compagnie. Autrement dit, si le chien a des tendances à l’obésité, comme le Labrador, son maître doit lui donner une alimentation adaptée. Si le chat est un glouton, il faudra veiller à réduire ses portions petit à petit afin qu’il n’en souffre pas. Dans le cas contraire, chien comme chat pourront être tentés de fuguer pour glaner un ou deux os dans le voisinage ou chasser le mulot.

Le rapport entre les fugues et l’instinct de prédation

Même domestiqués, la plupart de nos animaux de compagnie obéissent à leurs instincts. Le chien et le chat sont tous deux dotés d’un instinct de prédation plus ou moins développé et qui, par conséquent, peut être à l’origine de fugues. C’est très vrai pour les chiens de chassepar exemple qui peuvent être excités à la vue d’un chat qui court. C’est en partie pour cette raison qu’il n’est pas indiqué d’encourager l’instinct de prédation de votre animal de compagnie même lorsqu’il est petit.

Le manque de sorties à l’origine des fugues

Les chats et les chiens ont besoin de dépenses énergétiques importantes. Un chat d’appartement pourra tout à fait se satisfaire d’une sortie sur une fenêtre ouverte ou sur un balcon. En revanche, un chat de maison ou un chien ne sauront s’en contenter.

Pour le chien, il est d’ailleurs important de bien différencier les sorties pour qu’il fasse ses besoins, des promenades plus propices à la dépense d’énergie, aux stimulations olfactives et aux jeux. La plupart des chiens, les chiens de compagnie et d’agréments mis à part, ont un besoin de dépenses physiques, de stimulations mentales et olfactives. Il en va de leur santé physique mais aussi mentale.

De même, la plupart des chats de maison ont un besoin viscéral de sortir, de découvrir leur territoire et de chasser.

L’ennui et la solitude font la paire avec les fugues

L’extérieur regorge de bruits excitants, d’odeurs alléchantes, d’enfants qui jouent, bref de sollicitations plus intéressantes les unes que les autres. Nul doute qu’un chat curieux ou qu’un chien qui s’ennuie sur son coussin peut être tenté de se carapater dès que la porte s’ouvre.

Pour contrer cette mauvaise habitude, le maître pourra instaurer une routine de jeux avec son chat ou une longue balade quotidienne avec son chien en rentrant. Par ailleurs, certains races de chiens sont particulièrement demandeuses d’exercices physiques et de promenades. Il y a fort à parier que le chien de chasse cherche à s’enfuir s’il n’est pas suffisamment sollicité.

La relation entre les périodes de chaleur et les fugues

Les époques de chaleur peuvent être critiques pour les chiens ou les chats fugueurs. Certains chiens fuguent exclusivement pour rejoindre les chiennes en chaleur qu’ils sentent dans le voisinage. Il en va de même pour les chats qui peuvent être mêlés à des bagarres très violentes avec d’autres chats. De même, les femelles en chaleur se risquent à fuguer lorsqu’elles sentent des mâles à proximité. La castration des animaux, mâles et femelles, remédie presque systématiquement à ces fugues.

La peur : un sentiment instinctif qui mène à la fugue

Un coup de tonnerre ? Les déflagrations lumineuses d’un feu d’artifice ? Il n’en faut pas moins à un chien et à un chat pour être terrorisés ! Et la peur peut les faire divaguer suffisamment longtemps pour qu’ils ne retrouvent pas le chemin de la maison. Une solution simple consiste à ne surtout pas ouvrir ni porte ni fenêtre et à se montrer rassurant avec le chien. Quant au chat, la frayeur peut le rendre très agressif malgré lui, mieux vaut le laisser se trouver une cachette dans la maison jusqu’à ce que le bruit cesse.

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